Il s'agit des situations de désaccord entre personnes qui ne trouvent pas de solutions dans un cadre objectif, rationnel et respectueux des uns et des autres, mais qui aboutissent au contraire à des situations de tension émotionnelle, d'agressivité dans les gestes ou les paroles, et qui conduisent à une dégradation voire une rupture des relations humaines.
C'est un sujet complexe et délicat à aborder. Je le traite à plusieurs niveaux :
- formation à la gestion des conflits et de l'agressivité,
- médiation pour régler des situations conflictuelles entre plusieurs personnes,
- coaching pour aider des managers à être plus à l'aise dans ces situations de tension.
Voici, en quelques mots, le parcours que je propose et qui aide visiblement les stagiaires.
Quelles sont les deux facettes d'un conflit ?
Lorsqu'il y a un conflit, un désaccord, il y a des motifs, des causes, des griefs. Trouver une solution pour régler le conflit revient à découvrir et analyser ces griefs, les objectiver et bâtir des solutions à partir du diagnostic qui a été partagé par les protagonistes.
Il y a pour cela des outils et des méthodes précis qui permettent d'organiser ce diagnostic et l'élaboration de solutions.
Mais dans la pratique, tout n'est pas si simple, et la mise en oeuvre de ces outils se heurte à la deuxième facette du conflit : la psychologie du conflit.
La face visible du conflit : déstabilisation émotionnelle
C'est là un domaine très riche qui se superpose à la partie précédente. C'est également le côté marquant d'un conflit, ce dont on se souvient après.
La dimension psychologique vient le plus souvent masquer, troubler la perception que les uns et les autres ont de la situation réelle, ce qui rend difficile la résolution du désaccord.
La première chose qui ressort des commentaires et expériences des nombreuses personnes que je rencontre est que c'est très déstabilisant. Ceci provoque des réactions émotionnelles plus ou moins fortes avec des conséquences physiques, organiques, comportementales et affectives (confusion des sentiments et de la pensée) qui viennent perturber la communication et donc la relation.
Connaître les caractères pour anticiper et prévenir
La prise en compte des caractères est importante car c'est ce qui va faire que chaque personne est différente dans la façon d'aborder les conflits, dans son rapport avec les conflits.
Connaître les caractères nous permet alors d'anticiper, de prévoir, de comprendre les formes que les conflits peuvent prendre avec les uns ou les autres.
On va par exemple mettre en évidence :
- les personnalités vulnérables aux déstabilisations émotionnelles et qui vont avoir besoin de temps pour se revenir à l'état initial,
- les personnalités qui vont être capable de « lisser, de diluer » le choc émotionnel dans le temps,
- les personnalités qui vont aborder les conflits avec froideur et recul ou au contraire avec sensibilité et capacité à percevoir le trouble de l'interlocuteur,
- les personnalités qui vont garder le silence et intérioriser ou qui vont au contraire exploser.
Ainsi au cours de mes interventions, je propose de réaliser pour chacun un diagnostic individuel sur le lien entre son caractère et la façon d'aborder et de vivre les situations conflictuelles.
Comment aider les managers ?
Le principal apport est de répondre aux questions suivantes :
- Comment anticiper et prévenir les conflits ?
- Comment détecter les signaux faibles qui précédent le conflit ?
- Quels outils et quelles méthodes sont adaptées à ma personnalité pour aborder les conflits ?
- Quels sont les mécanismes, les processus de déstabilisation émotionnelle qui vont être échangés dans la relation conflictuelle ?
- Quel sont les types de sentiments qui peuvent être en jeu dans un conflit ?
- Comment identifier les sentiments et les comportements qui nourrissent une situation conflictuelle ?
- Comment les dépasser pour remonter aux causes du conflit et trouver des solutions ?
- Ai-je réellement réglé le conflit ou n'ai-je fait qu'apaiser les sentiments ?
Si quelques points de repères théoriques sont bien sûr indispensables, la valeur ajoutée essentielle repose sur le savoir-faire et l'expérience.
C'est pourquoi, je propose toujours des jeux de rôle et mises en situation avec utilisation de la vidéo pour travailler sur l'amélioration des comportements, le ressenti des participants et l'illustration des situations qui peuvent être rencontrées au quotidien.
La technique de debrieffing est aussi un moment important de ce type de formation.
Pour en savoir plus :
Découvrir son caractère, pourquoi ?
L'émotivité : mieux la connaître pour mieux la gérer
C'est un sujet complexe et délicat à aborder. Je le traite à plusieurs niveaux :
- formation à la gestion des conflits et de l'agressivité,
- médiation pour régler des situations conflictuelles entre plusieurs personnes,
- coaching pour aider des managers à être plus à l'aise dans ces situations de tension.
Voici, en quelques mots, le parcours que je propose et qui aide visiblement les stagiaires.
Quelles sont les deux facettes d'un conflit ?
Lorsqu'il y a un conflit, un désaccord, il y a des motifs, des causes, des griefs. Trouver une solution pour régler le conflit revient à découvrir et analyser ces griefs, les objectiver et bâtir des solutions à partir du diagnostic qui a été partagé par les protagonistes.
Il y a pour cela des outils et des méthodes précis qui permettent d'organiser ce diagnostic et l'élaboration de solutions.
Mais dans la pratique, tout n'est pas si simple, et la mise en oeuvre de ces outils se heurte à la deuxième facette du conflit : la psychologie du conflit.
La face visible du conflit : déstabilisation émotionnelle
C'est là un domaine très riche qui se superpose à la partie précédente. C'est également le côté marquant d'un conflit, ce dont on se souvient après.
La dimension psychologique vient le plus souvent masquer, troubler la perception que les uns et les autres ont de la situation réelle, ce qui rend difficile la résolution du désaccord.
La première chose qui ressort des commentaires et expériences des nombreuses personnes que je rencontre est que c'est très déstabilisant. Ceci provoque des réactions émotionnelles plus ou moins fortes avec des conséquences physiques, organiques, comportementales et affectives (confusion des sentiments et de la pensée) qui viennent perturber la communication et donc la relation.
Connaître les caractères pour anticiper et prévenir
La prise en compte des caractères est importante car c'est ce qui va faire que chaque personne est différente dans la façon d'aborder les conflits, dans son rapport avec les conflits.
Connaître les caractères nous permet alors d'anticiper, de prévoir, de comprendre les formes que les conflits peuvent prendre avec les uns ou les autres.
On va par exemple mettre en évidence :
- les personnalités vulnérables aux déstabilisations émotionnelles et qui vont avoir besoin de temps pour se revenir à l'état initial,
- les personnalités qui vont être capable de « lisser, de diluer » le choc émotionnel dans le temps,
- les personnalités qui vont aborder les conflits avec froideur et recul ou au contraire avec sensibilité et capacité à percevoir le trouble de l'interlocuteur,
- les personnalités qui vont garder le silence et intérioriser ou qui vont au contraire exploser.
Ainsi au cours de mes interventions, je propose de réaliser pour chacun un diagnostic individuel sur le lien entre son caractère et la façon d'aborder et de vivre les situations conflictuelles.
Comment aider les managers ?
Le principal apport est de répondre aux questions suivantes :
- Comment anticiper et prévenir les conflits ?
- Comment détecter les signaux faibles qui précédent le conflit ?
- Quels outils et quelles méthodes sont adaptées à ma personnalité pour aborder les conflits ?
- Quels sont les mécanismes, les processus de déstabilisation émotionnelle qui vont être échangés dans la relation conflictuelle ?
- Quel sont les types de sentiments qui peuvent être en jeu dans un conflit ?
- Comment identifier les sentiments et les comportements qui nourrissent une situation conflictuelle ?
- Comment les dépasser pour remonter aux causes du conflit et trouver des solutions ?
- Ai-je réellement réglé le conflit ou n'ai-je fait qu'apaiser les sentiments ?
Si quelques points de repères théoriques sont bien sûr indispensables, la valeur ajoutée essentielle repose sur le savoir-faire et l'expérience.
C'est pourquoi, je propose toujours des jeux de rôle et mises en situation avec utilisation de la vidéo pour travailler sur l'amélioration des comportements, le ressenti des participants et l'illustration des situations qui peuvent être rencontrées au quotidien.
La technique de debrieffing est aussi un moment important de ce type de formation.
Pour en savoir plus :
Découvrir son caractère, pourquoi ?
L'émotivité : mieux la connaître pour mieux la gérer
par Olivier ARNAULT
publié dans :
...la communication et de la psychologie
L'émotivité est un sujet fréquemment abordé dès que l'on parle de connaissance de soi : gestion des émotions, intelligence émotionnelle, rôle des émotions dans le management, les relations, le commerce. J'ai souvent remarqué au cours de formations, que beaucoup de personnes en parlent sans être capable de la définir, ni de la décrire précisément.
Il me semble que la première étape dans l'approche de la gestion de l'émotivité, est de bien comprendre ce que c'est, de l'identifier, d'en comprendre le fonctionnement.
Je ferai en préambule une remarque : l'émotivité est modulée dans ses manifestations par d'autres facteurs de la personnalité. Il serait trop restrictif de se contenter de chercher à comprendre une personnalité à travers son degré d'émotivité et ses modalités. Toutefois, il est clair que c'est un facteur important de la personnalité et que ses conséquences dans le management et les relations en entreprise sont importantes.
Qu'est ce que l'émotivité ?
Voici quelques définitions données par les caractérologues :
« Etre ému, c'est être troublé » Gaston Berger in Traité Pratique d'Analyse du Caractère
René Le Senne décrit ce trait général de notre vie mentale qui fait que tout événement subi par nous (perception ou pensée) provoque dans notre vie organique et psychologique un ébranlement plus ou moins fort : « l'événement agit comme un agent de déflagration ; une quantité plus ou moins grande d'énergie, antérieurement en réserve dans notre organisme, est libérée. » in Traité de Caractérologie.
« L'émotivité est la facilité à éprouver des troubles dont l'importance est hors de proportion avec les stimulations d'origine externe (évènements, situations) ou internes (pensées, sentiments) qui en sont la source » Source revue La Personnalité - 2004-46 - SIEPEC - ISSN 0247-204X
Il ressort donc que l'émotivité est cette capacité que nous avons tous à être ébranlé psychologiquement et/ou physiologiquement par une influence intérieure ou extérieure.
Nous notons également que chacun de nous a un degré d'émotivité plus ou moins marqué, un seuil d'excitabilité plus ou moins élevé.
D'autre part, les stimuli provoquant l'émotivité sont variés selon les personnes : situations relationnelles, circonstances, pensées, perceptions sensibles (musique, poésie, spectacle, pleurs, évocations, rires, odeurs...)
Etant donné la grande variabilité, il est impossible d'en établir une liste exacte.
Pour une même personne, l'émotivité peut varier (en plus ou en moins) avec la fatigue, la maladie, l'histoire personnelle (perte d'un proche par exemple).
« Cette sensibilité à l'événement qui va évoluer au cours de l'existence et qui peut être masquée ou maîtrisée bien que toujours sous-jacente, peut prendre dans la vie des formes différentes, voire opposées, de la violence destructrice jusqu'à la créativité la plus sublime et susciter souffrance ou joie intense, enthousiasme ou haine avec des passages parfois de l'un à l'autre. » Claude Guilmault - La Nouvelle Caractérologie Comportementale.
Continuons plutôt à essayer de cerner cette notion d'émotivité.
Etes-vous émotif ? Quelques symptômes
La conséquence de cette réaction organique et psychologique peut être d'intensité variable, plus ou moins durable et se traduire par des effets viscéraux intérieurs (accroissement de la conscience de l'émotion) ou par des réactions sur le monde extérieur.
La première remarque importante est que l'émotivité ne se manifeste pas forcément par des symptômes extérieurs évidents à l'observation. Elle peut rester sous forme de « crise intérieure » et se manifester par des petits signes discrets : changement de la modulation de la voix, légère mimique sur le visage, geste parasite...
Voici quelques points de repère pour détecter l'émotivité chez vous ou dans votre entourage. Encore une fois, il ne s'agit pas d'une liste exhaustive, mais plutôt de points de repères que vous pourrez enrichir par votre expérience personnelle et vos observations.
Dans ses études statistiques, René Le Senne identifie les symptômes les plus courants de l'émotivité :
On peut également trouver dans la liste des symptômes de l'émotivité :
La personne chez qui l'émotivité est vive est souvent l'objet de tension nerveuse, de tension intérieure.
On peut également la repérer par des attitudes :
Sous l'emprise de l'émotivité, la personne sursaute à un bruit soudain, est troublée par une nouvelle imprévue, éprouve de grandes joies ou de grandes tristesses, ne peut faire un travail que s'il plaît, est très sensible à l'ambiance, prend tout très à coeur (peut se montrer facilement blessé, est susceptible en cas de critique ou au contraire heureux en cas de compliment), donne trop d'importances à de petites choses...
Voilà une première approche qui vous permettra peut-être de mieux vous y retrouver. N'hésitez pas à enrichir ces observations par vos commentaires.
Nous verrons dans un prochain article, quelles sont les conséquences de l'émotivité dans les relations humaines et dans l'activité professionnelle.
Il me semble que la première étape dans l'approche de la gestion de l'émotivité, est de bien comprendre ce que c'est, de l'identifier, d'en comprendre le fonctionnement.
Je ferai en préambule une remarque : l'émotivité est modulée dans ses manifestations par d'autres facteurs de la personnalité. Il serait trop restrictif de se contenter de chercher à comprendre une personnalité à travers son degré d'émotivité et ses modalités. Toutefois, il est clair que c'est un facteur important de la personnalité et que ses conséquences dans le management et les relations en entreprise sont importantes.
Qu'est ce que l'émotivité ?
Voici quelques définitions données par les caractérologues :
« Etre ému, c'est être troublé » Gaston Berger in Traité Pratique d'Analyse du Caractère
René Le Senne décrit ce trait général de notre vie mentale qui fait que tout événement subi par nous (perception ou pensée) provoque dans notre vie organique et psychologique un ébranlement plus ou moins fort : « l'événement agit comme un agent de déflagration ; une quantité plus ou moins grande d'énergie, antérieurement en réserve dans notre organisme, est libérée. » in Traité de Caractérologie.
« L'émotivité est la facilité à éprouver des troubles dont l'importance est hors de proportion avec les stimulations d'origine externe (évènements, situations) ou internes (pensées, sentiments) qui en sont la source » Source revue La Personnalité - 2004-46 - SIEPEC - ISSN 0247-204X
Il ressort donc que l'émotivité est cette capacité que nous avons tous à être ébranlé psychologiquement et/ou physiologiquement par une influence intérieure ou extérieure.
Nous notons également que chacun de nous a un degré d'émotivité plus ou moins marqué, un seuil d'excitabilité plus ou moins élevé.
D'autre part, les stimuli provoquant l'émotivité sont variés selon les personnes : situations relationnelles, circonstances, pensées, perceptions sensibles (musique, poésie, spectacle, pleurs, évocations, rires, odeurs...)
Etant donné la grande variabilité, il est impossible d'en établir une liste exacte.
Pour une même personne, l'émotivité peut varier (en plus ou en moins) avec la fatigue, la maladie, l'histoire personnelle (perte d'un proche par exemple).
« Cette sensibilité à l'événement qui va évoluer au cours de l'existence et qui peut être masquée ou maîtrisée bien que toujours sous-jacente, peut prendre dans la vie des formes différentes, voire opposées, de la violence destructrice jusqu'à la créativité la plus sublime et susciter souffrance ou joie intense, enthousiasme ou haine avec des passages parfois de l'un à l'autre. » Claude Guilmault - La Nouvelle Caractérologie Comportementale.
Continuons plutôt à essayer de cerner cette notion d'émotivité.
Etes-vous émotif ? Quelques symptômes
La conséquence de cette réaction organique et psychologique peut être d'intensité variable, plus ou moins durable et se traduire par des effets viscéraux intérieurs (accroissement de la conscience de l'émotion) ou par des réactions sur le monde extérieur.
La première remarque importante est que l'émotivité ne se manifeste pas forcément par des symptômes extérieurs évidents à l'observation. Elle peut rester sous forme de « crise intérieure » et se manifester par des petits signes discrets : changement de la modulation de la voix, légère mimique sur le visage, geste parasite...
Voici quelques points de repère pour détecter l'émotivité chez vous ou dans votre entourage. Encore une fois, il ne s'agit pas d'une liste exhaustive, mais plutôt de points de repères que vous pourrez enrichir par votre expérience personnelle et vos observations.
Dans ses études statistiques, René Le Senne identifie les symptômes les plus courants de l'émotivité :
mobilité, humeur alternante, impulsivité, excitabilité (et même auto-excitabilité),
utilisation de superlatifs, de mots excessifs...
utilisation de superlatifs, de mots excessifs...
On peut également trouver dans la liste des symptômes de l'émotivité :
disproportion entre l'importance objective d'un événement et l'ébranlement de la personne, exagération de la menace, réactions vives (même si elles sont intérieures),
impressionnable, subjectivité...
impressionnable, subjectivité...
La personne chez qui l'émotivité est vive est souvent l'objet de tension nerveuse, de tension intérieure.
On peut également la repérer par des attitudes :
voix forte, criarde, abondance de gestes, contractions du visage, mimiques, mouvements amples, accélération du débit des paroles, variation du ton...
Sous l'emprise de l'émotivité, la personne sursaute à un bruit soudain, est troublée par une nouvelle imprévue, éprouve de grandes joies ou de grandes tristesses, ne peut faire un travail que s'il plaît, est très sensible à l'ambiance, prend tout très à coeur (peut se montrer facilement blessé, est susceptible en cas de critique ou au contraire heureux en cas de compliment), donne trop d'importances à de petites choses...
Voilà une première approche qui vous permettra peut-être de mieux vous y retrouver. N'hésitez pas à enrichir ces observations par vos commentaires.
Nous verrons dans un prochain article, quelles sont les conséquences de l'émotivité dans les relations humaines et dans l'activité professionnelle.
par Olivier ARNAULT
publié dans :
...la communication et de la psychologie
Après avoir cerné les ressorts de l'émotivité, je vous propose maintenant d'en voir les conséquences, et plus précisément les avantages et les points de vigilance. Les traits que je vais donner constituent le fond de l'émotivité mais ces effets peuvent varier en intensité et en qualité en fonction selon les circonstances, des personnes et de l'association à d'autres facteurs du caractère (activité et retentissement essentiellement).
Effet sur les capacités cognitives
L'émotivité peut vivifier les capacités cognitives ou les troubler. L'émotivité teinte l'intelligence d'intuitivité, de capacité à « sentir » les réalités avec tout le risque de subjectivité qui en découle, de fourmillement imaginatif, créatif et même de capacités artistiques. L'intelligence émotive est plus pénétrante qu'abstraite.
L'émotivité conserve à l'intelligence une capacité d'émerveillement aux perceptions, un « oeil neuf ». Elle prédispose, par exemple, au goût pour les activités artistiques.
L'émotif peut être submergé par les impressions sensibles, d'où un risque de débordement par la pression de l'environnement, par des activités multiples, un risque de dispersion, qui conduit à un trouble du jugement, du discernement et à la difficulté de prendre du recul.
L'émotivité va également influer sur le niveau de perturbation de la personne en cas d'échec.
Elle peut conduire à une mauvaise appréciation de l'importance réelle des risques, des obstacles, à un manque de réalisme, d'où le risque de se « faire une montagne » des choses.
Le « sur-émotif » peut également être déconcerté par des données nouvelles et imprévues qu'il va avoir du mal intégrer.
Effets sur la capacité d'action
Comme pour les capacités cognitives, l'émotivité peut renforcer, stimuler les capacités d'actions ou au contraire les paralyser, les amoindrir.
Par exemple, dans la conduite d'un projet où l'émotif trouve un intérêt de départ, elle peut renforcer l'énergie de démarrage, l'allant initial, elle peut être un facteur de soutien pendant la réalisation. Poussée à l'extrême, cette interaction dynamisante entre l'émotivité et l'activité peut conduire à l'usure, au surmenage, par sur-estimation des limites organiques.
Elle peut aussi avoir un effet contraire et conduisant donc plutôt à un risque d'instabilité, d'action par saccades, de désorganisation.
Elle peut entraîner un décuplement de l'activité sous l'influence d'un choc émotionnel : le sujet opère des prélèvements d'énergie sur ses réserves profondes. En cas d'évènements graves, l'émotif peut se transformer en héros. L'émotivité a dans ce cas un impact évident sur la réactivité.
Enfin, l'émotivité peut conduire à la lassitude devant la régularité de tâches à accomplir : il faut alors varier les aspects de sa fonction pour entretenir l'intérêt
Effets sur les relations humaines
« La réponse émotionnelle, variée et contrastée souvent, mais toujours perturbatrice, suit immédiatement la stimulation » Source revue La Personnalité ? 2004-46 ? SIEPEC
Ce qui implique dans la relation humaines des risques d'irritabilité, de réactions déconcertantes pour l'entourage (éclats, bouderies, rumination affective, susceptibilité, versatilité dans les affections, agressivité).
L'émotivité donne une grande réceptivité et de la châleur dans les relations. Mais l'émotivité faisant subir fortement les influences du milieu, elle peut mettre en défaut la maîtrise de soi.
Il faut bien sûr mentionner le décalage de perception réciproque entre une personne peu émotive et une personne plus émotive. Le « sur-émotif » peut regarder le « sous-émotif » comme quelqu'un de froid, de distant, manquant d'élan, lent. Inversement, le « sous-émotif » peut regarder le « sur-émotif » comme un agité, dispersé, superficiel, peu fiable...
C'est là un facteur de nombreuses incompréhensions entre personnes. Harmoniser les relations par la mise en évidence des différences et des complémentarités est aussi le rôle d'une formation à la caractérologie.
Conclusion
Retenons en synthèse que l'émotivité peut agir de deux façons sur le relationnel, la capacité d?action et sur les capacités cognitives : dynamisante ou perturbantes.
Comme on peut le voir, l'émotivité est une richesse de la personnalité qu'il faut apprendre à connaître dans sa nature et apprendre à reconnaître dans son fonctionnement en chacun de nous. La prise en compte de l'émotivité est également incontournable dans toute approche de gestion du stress ou de gestion de l'agressivité.
C'est ce que permet une formation à la connaissance des caractères : découvrir les modalités d'action de l'émotivité en soi et chez les autres, apprendre à mieux gérer ses conséquences dans les relations et dans l'activité professionnelle. Sans oublier que la maîtrise de soi passe par une fine connaissance de soi.
Pour lire l'article précédent sur le même sujet : cliquez ici.
Pour en savoir plus sur les formations à la connaissance des caractères.
Effet sur les capacités cognitives
L'émotivité peut vivifier les capacités cognitives ou les troubler. L'émotivité teinte l'intelligence d'intuitivité, de capacité à « sentir » les réalités avec tout le risque de subjectivité qui en découle, de fourmillement imaginatif, créatif et même de capacités artistiques. L'intelligence émotive est plus pénétrante qu'abstraite.
L'émotivité conserve à l'intelligence une capacité d'émerveillement aux perceptions, un « oeil neuf ». Elle prédispose, par exemple, au goût pour les activités artistiques.
L'émotif peut être submergé par les impressions sensibles, d'où un risque de débordement par la pression de l'environnement, par des activités multiples, un risque de dispersion, qui conduit à un trouble du jugement, du discernement et à la difficulté de prendre du recul.
L'émotivité va également influer sur le niveau de perturbation de la personne en cas d'échec.
Elle peut conduire à une mauvaise appréciation de l'importance réelle des risques, des obstacles, à un manque de réalisme, d'où le risque de se « faire une montagne » des choses.
Le « sur-émotif » peut également être déconcerté par des données nouvelles et imprévues qu'il va avoir du mal intégrer.
Effets sur la capacité d'action
Comme pour les capacités cognitives, l'émotivité peut renforcer, stimuler les capacités d'actions ou au contraire les paralyser, les amoindrir.
Par exemple, dans la conduite d'un projet où l'émotif trouve un intérêt de départ, elle peut renforcer l'énergie de démarrage, l'allant initial, elle peut être un facteur de soutien pendant la réalisation. Poussée à l'extrême, cette interaction dynamisante entre l'émotivité et l'activité peut conduire à l'usure, au surmenage, par sur-estimation des limites organiques.
Elle peut aussi avoir un effet contraire et conduisant donc plutôt à un risque d'instabilité, d'action par saccades, de désorganisation.
Elle peut entraîner un décuplement de l'activité sous l'influence d'un choc émotionnel : le sujet opère des prélèvements d'énergie sur ses réserves profondes. En cas d'évènements graves, l'émotif peut se transformer en héros. L'émotivité a dans ce cas un impact évident sur la réactivité.
Enfin, l'émotivité peut conduire à la lassitude devant la régularité de tâches à accomplir : il faut alors varier les aspects de sa fonction pour entretenir l'intérêt
Effets sur les relations humaines
« La réponse émotionnelle, variée et contrastée souvent, mais toujours perturbatrice, suit immédiatement la stimulation » Source revue La Personnalité ? 2004-46 ? SIEPEC
Ce qui implique dans la relation humaines des risques d'irritabilité, de réactions déconcertantes pour l'entourage (éclats, bouderies, rumination affective, susceptibilité, versatilité dans les affections, agressivité).
L'émotivité donne une grande réceptivité et de la châleur dans les relations. Mais l'émotivité faisant subir fortement les influences du milieu, elle peut mettre en défaut la maîtrise de soi.
Il faut bien sûr mentionner le décalage de perception réciproque entre une personne peu émotive et une personne plus émotive. Le « sur-émotif » peut regarder le « sous-émotif » comme quelqu'un de froid, de distant, manquant d'élan, lent. Inversement, le « sous-émotif » peut regarder le « sur-émotif » comme un agité, dispersé, superficiel, peu fiable...
C'est là un facteur de nombreuses incompréhensions entre personnes. Harmoniser les relations par la mise en évidence des différences et des complémentarités est aussi le rôle d'une formation à la caractérologie.
Conclusion
Retenons en synthèse que l'émotivité peut agir de deux façons sur le relationnel, la capacité d?action et sur les capacités cognitives : dynamisante ou perturbantes.
Comme on peut le voir, l'émotivité est une richesse de la personnalité qu'il faut apprendre à connaître dans sa nature et apprendre à reconnaître dans son fonctionnement en chacun de nous. La prise en compte de l'émotivité est également incontournable dans toute approche de gestion du stress ou de gestion de l'agressivité.
C'est ce que permet une formation à la connaissance des caractères : découvrir les modalités d'action de l'émotivité en soi et chez les autres, apprendre à mieux gérer ses conséquences dans les relations et dans l'activité professionnelle. Sans oublier que la maîtrise de soi passe par une fine connaissance de soi.
Pour lire l'article précédent sur le même sujet : cliquez ici.
Pour en savoir plus sur les formations à la connaissance des caractères.
POUR EN SAVOIR PLUS SUR LES CARACTERES, RENDEZ-VOUS SUR LE SITE :
www.caracterologie.org
www.caracterologie.org
par Olivier ARNAULT
publié dans :
...la communication et de la psychologie
J'avais déjà donné il y a quelques mois, des références bibliographiques pour mieux connaître la caractérologie, voici une liste enrichie des ouvrages que je possède :
Les ouvrages fondamentaux pour une première approche :
« Traité pratique d’analyse du caractère »
Gaston Berger – Editions PUF
« Caractérologie, théorie et pratique »
Louis Millet – Editions FX de Guibert
Les deux sont disponibles en ouvrage neuf dans le commerce . Tous les autres ouvrages sont à chercher dans des éditions anciennes.
« Traité de caractérologie »
René Le Senne – PUF
(Première édition : 1945, je possède une version de la 10ème édition de 1984 !)
« La nouvelle caractérologie comportementale »
Claude Guimault – Editions Offset 5
Me contacter pour se procurer l’ouvrage
Sur les enfants et l’enseignement :
« Caractérologie des enfants et des adolescents à l’usage des parents et des éducateurs »
André Le Gall – Editions PUF – (6ème édition)
« Analyse caractérielle des élèves d’une classe par leur maître »
Roger Gaillat – Editions PUF
« La caractérologie dans l’enseignement secondaire »
Roger Verdier - PUF
« La caractérologie et ses applications à la pédagogie et à l’orientation professionnelle »
Louise Pépin – Editions Universitaires Paris
Ouvrages généraux :
« La caractérologie à l’âge scientifique »
Roger Mucchielli – Editions Griffon – Diffusion Dunod
« Le diagnostic caractérologique »
Paul Grieger – Editions Ligel
« L’intelligence et le caractère »
Roger Maistriaux - PUF
« Test caractériel pour un diagnostic rapide »
Maurice Gex - PUF
« La caractérologie, tempéraments, caractères, typologies »
Jean Toulemonde – Editions Payot
« Caractérologie appliquée »
R Denis et S Torkomian – Editions SABRI
« Questionnaire caractérologique pour l'analyse d'un caractére individuel »
Gaston Berger - PUF
« La caractérologie, dictionnaire des 400 notions essentielles »
Gabrielle Gatien – Editions CEPL
« Dictionnaire des caractères »
Jean des Vignes Rouges – Editions J. Oliven
« Mieux se connaître et comprendre les autres par la caractérologie »
Jean Paul Van Cleynenbreugel – Editions Marabout
« Connaissance de l’homme, étude de caractérologie individuelle »
Dr Alfred Adler – Editions Petite bibliothèque Payot
Applications au monde du travail :
« La caractérologie au service de l’entreprise »
R Denis et S Torkomian – Editions d’organisation
« Profils caractérologiques de 100 postes de travail »
Louise Pépin – Editions universitaires
« Court traité de Psyhco-sociologie des entreprises »
André Le Gall - ESF
Domaines annexes :
« Visages et caractères »
Roger Mucchielli – PUF
« Physionomie et caractères »
Francis Baud – Que sais-je ? - PUF
"Visages et caractères"
Louis Corman - PUF
Les ouvrages fondamentaux pour une première approche :
« Traité pratique d’analyse du caractère »
Gaston Berger – Editions PUF
« Caractérologie, théorie et pratique »
Louis Millet – Editions FX de Guibert
Les deux sont disponibles en ouvrage neuf dans le commerce . Tous les autres ouvrages sont à chercher dans des éditions anciennes.
« Traité de caractérologie »
René Le Senne – PUF
(Première édition : 1945, je possède une version de la 10ème édition de 1984 !)
« La nouvelle caractérologie comportementale »
Claude Guimault – Editions Offset 5
Me contacter pour se procurer l’ouvrage
Sur les enfants et l’enseignement :
« Caractérologie des enfants et des adolescents à l’usage des parents et des éducateurs »
André Le Gall – Editions PUF – (6ème édition)
« Analyse caractérielle des élèves d’une classe par leur maître »
Roger Gaillat – Editions PUF
« La caractérologie dans l’enseignement secondaire »
Roger Verdier - PUF
« La caractérologie et ses applications à la pédagogie et à l’orientation professionnelle »
Louise Pépin – Editions Universitaires Paris
Ouvrages généraux :
« La caractérologie à l’âge scientifique »
Roger Mucchielli – Editions Griffon – Diffusion Dunod
« Le diagnostic caractérologique »
Paul Grieger – Editions Ligel
« L’intelligence et le caractère »
Roger Maistriaux - PUF
« Test caractériel pour un diagnostic rapide »
Maurice Gex - PUF
« La caractérologie, tempéraments, caractères, typologies »
Jean Toulemonde – Editions Payot
« Caractérologie appliquée »
R Denis et S Torkomian – Editions SABRI
« Questionnaire caractérologique pour l'analyse d'un caractére individuel »
Gaston Berger - PUF
« La caractérologie, dictionnaire des 400 notions essentielles »
Gabrielle Gatien – Editions CEPL
« Dictionnaire des caractères »
Jean des Vignes Rouges – Editions J. Oliven
« Mieux se connaître et comprendre les autres par la caractérologie »
Jean Paul Van Cleynenbreugel – Editions Marabout
« Connaissance de l’homme, étude de caractérologie individuelle »
Dr Alfred Adler – Editions Petite bibliothèque Payot
Applications au monde du travail :
« La caractérologie au service de l’entreprise »
R Denis et S Torkomian – Editions d’organisation
« Profils caractérologiques de 100 postes de travail »
Louise Pépin – Editions universitaires
« Court traité de Psyhco-sociologie des entreprises »
André Le Gall - ESF
Domaines annexes :
« Visages et caractères »
Roger Mucchielli – PUF
« Physionomie et caractères »
Francis Baud – Que sais-je ? - PUF
"Visages et caractères"
Louis Corman - PUF
par Olivier ARNAULT
publié dans :
...la communication et de la psychologie
Quelques notes de lectures
Commençons par la définition donnée par René Le Senne :
« Le caractère signifie l’ensemble des dispositions congénitales qui forme le squelette mental d’un homme ». Il ajoute : « ce caractère est solide et permanent »
in Traité de Caractérologie – Editions PUF
« Il assure l’identité de l’être humain à travers la durée », « Il est à la charnière de l’organique et du mental »
Louise Pépin – La caractérologie et ses applications – Editions Universitaires
« Le caractère, schème dynamique de la manière d’être au monde, antérieurement à toutes les spécifications, évolue selon les lois propres de sa structure, et ceci nous conduit fort loin d’un fixisme ridicule dans lequel on a voulu souvent enfermer la définition du caractère »
Roger Mucchielli – La caractérologie à l’âge scientifique – Editions du Griffon
Paul Grieger, dans Le diagnostic caractérologique – Editions Ligel, attire notre attention sur trois niveaux d’acception possibles du mot caractère :
- sens moral et fort : utilisé pour désigner ce qu’un individu peut devenir, à travers des expressions telles que « il a du caractère ».
- sens psychologique large : il ne désigne pas toute la personnalité, mais ce qui singularise ou individualise, souvent à travers la description des conduites humaines (Exemple : les caractères de La Bruyère).
- sens caractérologique étroit : ensemble des dispositions natives qui inclinent un individu toujours dans le même sens.
- sens psychologique large : il ne désigne pas toute la personnalité, mais ce qui singularise ou individualise, souvent à travers la description des conduites humaines (Exemple : les caractères de La Bruyère).
- sens caractérologique étroit : ensemble des dispositions natives qui inclinent un individu toujours dans le même sens.
Il explique également que le caractère est le fondement de la personnalité, marquée dès la naissance. La première couche sur laquelle le reste s’édifiera.
S'intéresser au caractère revient donc à s'intéresser à la personnalité de ceux qui nous entourent afin de mieux les comprendre.
Caractère et personnalité
« La personnalité est la résultante du caractère et de tout ce que les circonstances qu’il a permises lui ont apporté, les influences naturelles et sociales, particulièrement celle de l’enfance, de la famille et de la formation professionnelle. »
Louise Pépin – La caractérologie et ses applications – Editions Universitaires
Ce même auteur nous dit que la marge de progression se situe d’un homme ou d’un enfant se situe dans l’écart qui existe entre le caractère et la personnalité, marge qu’il faut utiliser et valoriser.
La caractérologie n'est donc pas quelque chose de figé qui consiste à classer des personnes dans des catégories de façon définitive. Toute sa richesse découle de la façon dont elle va permettre d'accompagner le développement des richesses de chaque caractère et d'aider à en prévenir les défauts.
Enfin, le caractérologue ne doit jamais oublier que le caractère n'existe que dans la personne qu'il a en face de lui avec tout ce qui la distingue des autres personnes.
Nous sommes bien loin d'une approche mécanique et systématique de la personnalité et des relations humaines.
par Olivier ARNAULT
publié dans :
...la communication et de la psychologie

